4 critères indispensables pour bien placer ton argent

Avec ces critères en tête tu sauras évaluer au mieux chaque placement !
4 critères indispensables pour bien placer son argent - Rentes Mania

par | 26.02.2021 | 0 commentaires

Temps de lecture : 22 minutes
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Cet article est fait pour toi si :

✅ Tu as lu mon précédent article concernant la définition de ton profil d’investisseur

✅Tu as déjà une idée claire du type d’investisseur que tu es et tu souhaites désormais te confronter à la réalité du terrain

✅ On te parle de différents produits financiers et/ou immobiliers et tu aimerais les comparer selon des critères clairs et pertinents.

Pas le temps de tout lire, je peux avoir un résumé ?

Tu souhaites placer ton argent honnêtement gagné mais tu ne sais pas vraiment par où commencer ? Dans cet article je te donne les pistes de réflexion essentielles pour comprendre et réussir tous tes futurs placements financiers et immobiliers ! 😉

Pour savoir si un placement vaut le coup tu dois le regarder au travers d’un ensemble de critères complémentaires. Il existe des critères principaux et des critères d’analyse secondaires que je détaillerai en fin d’article.

Selon moi il existe 4 critères principaux à connaître ABSOLUMENT pour bien placer son argent :

 1) La sécurité du placement

2) La liquidité du placement

3) Le ROI attendu du placement

4) La fiscalité du placement

 

Pré-requis 1 : Distinguer le type de placement (l’ingrédient) et son véhicule (l’outil)

J’en parle dans le tout premier article concernant les bases sur les finances personnelles : 

Placer son argent revient à choisir des ingrédients (et leur quantité) ainsi que des outils.

En effet, pour cuire un gâteau il te faut une préparation à mettre au four le temps nécessaire pour que la préparation donne le résultat escompté.

Le type de placement ou l’ingrédient

Dans le cas de l’investissement, c’est identique !

Par exemple, ton argent est placé dans un actif comme l’immobilier. Cependant, imaginons que tu ne souhaites rien gérer au jour le jour. Dans ce cas, tu fais le choix d’achat de parts de SCPI (Sociétés Civiles de Placements Immobiliers). Ces sociétés investissent pour toi l’argent placé. En échange, elles te reversent une partie des loyers perçus.

Tu as ici défini un ingrédient au sein d’une famille d’ingrédients possibles (comme si tu choisissais du miel parmi la liste des sucrants).

Le véhicule de placement ou l’outil

Le four est un type de cuisson pour ta préparation culinaire, c’est l’outil qui te permet d’atteindre ton résultat.

Pour ton placement dans l’immo, l’outil correspond au contrat (ou véhicule) avec lequel tu décides de placer ton argent dans des SCPI : en direct ou via une assurance vie. 

Ce petit exemple à base de comparaisons culinaires me sert à souligner un point : l’analyse des placements que tu feras ne doit pas s’arrêter à l’ingrédient (famille ou pas). Tu dois penser l’ensemble de la solution de placement afin d’avoir une vision claire des avantages et inconvénients de chaque option à ta disposition 😀

C’est une bonne situation ça “véhicule de placement” ?

bon ou mauvais véhicule de placement - meme scribe asterix - Rentes Mania

La blague était facile 😁, cependant il s’agit là d’une réalité :  Chaque véhicule de placement répond possède des caractéristiques particulières. Il pourra être utile à certains et à éviter pour d’autres.

La note que tu peux ainsi donner à un type de placement peut dès lors évoluer positivement ou négativement en fonction du véhicule privilégié.

Pré-requis 2 : les conditions d’éligibilité à l’ouverture du contrat

Cela parait tout bête mais un véhicule d’investissement possède des conditions d’éligibilité concernant son ouverture. Je me permets de ne pas l’indiquer comme dans ma liste des critères à scruter car je le considère plutôt comme un pré-requis pour mettre en place ton plan de travail d’investisseur.

Les conditions d’ouverture tournent généralement autour de :

 

  • Ton âge il faut être majeur pour ouvrir de nombreux contrats. Dans le même ordre d’idée, n’imagine pas pouvoir demander un prêt immobilier tant que tu n’as pas acquis le droit de voter.
  • Ton pays de résidence Eh oui, de nombreux contrats sont réservés à ceux qui résident fiscalement en France.
  • La présence d’autres contrats Certains contrats sont jaloux, tu ne peux en avoir qu’un seul à ton nom ! C’est notamment le cas du PEA ou des livrets bancaires comme le Livret A ou le PEL. A l’inverse, pour les comptes titres et les Assurances vies c’est Open Bar ! Tu es ainsi libre d’en ouvrir un comme dix dans la même année.
  • Le ticket d’entrée Je détaille cette condition plus bas dans l’article

Les 4 principaux critères de ta grille d’analyse des investissements

1) La sécurité :

En termes de sécurité il existe 2 types de placements :

  1. Ceux dont le capital est garanti
  2. Ceux qui ne profitent pas de cette garantie inscrite dans le contrat.

 

Ainsi, un Livret A par exemple, jouit de cette garantie et il sera impossible que ton placement sur cette enveloppe se retrouve avec des performances négatives. C’est le même principe pour les fonds euros dans les assurances vies, pour les PEL, le LDDS et autres livrets bancaires au rendement annuel infime mais sûr.

 A l’inverse, les placements en bourse, qu’importe le véhicule d’investissement utilisé, ne proposent jamais de garantie sur le capital investi.

La fin de la garantie du capital dans les Assurances vies ?

Quand tu verses de l’argent sur une assurance vie multi supports on va te proposer de placer cet argent dans 2 types de poches :

  1. Le “Fond euros” – une poche dont la composition est propre à chaque assureur mais dont le capital est garanti. A savoir que le rendement n’est pas décidé à l’avance par le gouvernement comme pour le Livret A. Ici, chaque assureur décide en début d’année quelle sera la part de ses performances annuelles qu’il reverse à ses assurés. C’est la raison pour laquelle le rendement des fonds euros est différent chaque année et entre toutes les assurances vies.
  2. Les Unités de comptes (UC) – une poche composée de différents types d’investissements (actions en fond ou en titres vifs, pierre papier via des SCPI, SCI, OPCI ou foncières cotées, obligations etc…). Une multitude de possibilités donc mais avec à chaque fois un point commun : le capital placé n’est pas garanti et évoluera au gré des fluctuations du marché dans lequel il s’inscrit.

 

Bref, une poche garantie et une autre non. C’est bien cela ? C’est là que les choses évoluent depuis peu !

 En effet, les taux bas actuels incitent fortement les assureurs à limiter le % de versement dans cette poche si particulière qu’est le fond euroMais alors pourquoi ?

⏩ La baisse structurelle des taux d’intérêts impacte très fortement le fond euros car il est majoritairement composé d’obligations d’Etats. Or les Etats de la zone euro parviennent depuis plusieurs années à se financer sur les marchés avec un taux d’intérêt moyen frôlant le 0%.

Comment veux-tu, dans ce cas, promettre un rendement positif aux assurés chaque année ?

Graphique courbe : Comparaison de l'évolution du taux d'inflation en France et du rendement moyen des fonds euros depuis 2000

Ainsi, je peux citer l’exemple de Spirica (filiale du Crédit Agricole) qui a récemment décidé de mettre fin à la garantie à 100% du capital au sein du contrat Spirit distribué par Linxea. La nouvelle garantie est désormais de 98% du capital placé.

Pas un grand changement tu me diras ? En fait, cela permet surtout à l’assureur de prendre plus de risque avec ton argent et ainsi espérer un meilleur rendement global.

  • Si le pari est réussi alors tu pourrais avoir un rendement au moins équivalent à ce qui était proposé avant (c’est-à-dire pas grande chose vue la tendance baissière des dernières années mais bon…).
  • Si le pari est loupé une année alors 2% du capital placé pourrait être retiré de ton assurance, le reste de la perte étant pris en charge par l’assureur. Et rebelote l’année d’après pour espérer retrouver tes 2% perdus et même tenter de remporter plus cette fois-ci.

D’autres acteurs du marché de l’assurance vie ont même récemment décidé de lancer des contrats sans Fond euros ! On peut citer notamment la société Corum, connue pour ses SCPI, avec CORUM Life (lien sans affiliation).

Sont-ce là les premisses d’une révolution de l’assurance vie ou bien l’action isolée de quelques acteurs en quête d’une différenciation marketing, seule l’avenir nous le dira… 

L’immobilier n’est pas nécessairement un investissement sécurisé

 

C’est une fausse croyance car on voit les prix monter depuis des années. Cependant, il te faut prêter attention à l’Histoire et aux différences entre les territoires.

  • Ainsi, dans les années 90 la valeur des biens anciens à Paris a bel et bien connu une chute sensible avant de repartir au début des années 2000.
Evolution du prix du m2 de l'ancien à Paris et sa banlieue depuis 1980 - 40 ans - Image récupérée depuis le site politiquedulogement.com
  • Dans un autre registre, des villes ont connu ces dernières années une baisse progressive de la valeur moyenne du parc immobilier. 
Différence d'évolution du prix du m2 en France selon les grandes villes étudiées

Du coup, l’immobilier rassure car il est physiquement présent et que le fait d‘avoir un toit sur la tête est et restera l’une des besoins fondamentaux de l’être humain.

Çà, personne ne va le nier.

Cependant, croire que les prix peuvent monter jusqu’au ciel est un biais cognitif aussi bien présent en bourse que pour la pierre. Gare à toi donc si tu t’approches trop près du soleil en achetant un bien immobilier en te disant que, quoi qu’il arrive, tu finiras bien par le revendre avec une plus-value dans quelques années ! 

La volatilité, un sous-critère de la sécurité

 

La volatilité correspond au fait qu’un investissement peut évoluer plus ou moins fortement à la hausse comme à la baisse en une période donnée. 

Ainsi, quand le livret A offre un rendement faible mais assuré à l’avance, la volatilité est donc de 0.  Ce n’est évidemment pas le cas en bourse ou les écarts de rendement selon les années peuvent être importants.

A titre personnel, j’ai une vision long terme dans mes placements. Dès lors, je préfère généralement parler de la volatilité plutôt que de la sécurité d’un investissement.

En effet, sur une période de 15 ou 20 ans le risque d’avoir un rendement négatif en bourse est clairement minime car nous vivons dans un monde où la production de richesses est structurellement croissante malgré quelques périodes de crise. Ma conviction est ainsi de penser que, tant que nous vivrons dans un monde capitaliste, la bourse continuera à “monter”.

 Comme le diable se cache dans les détails je me permets de donner plus d’indications dès à présent même si le sujet mérite là-aussi un article à lui seul :

  • Si tu prends une action unique d’une entreprise mal en point il y a 20 ans déjà (Kodak par exemple) alors oui clairement sur le long terme tu es perdant car l’entreprise n’a cessé de voir sa valeur diminuer au fil du temps. Ton investissement, malgré le temps long, finit par être négatif.
  • Cependant, en choisissant un panier d’actions diversifiées tu limites alors le risque d’avoir un rendement négatif. 

Ainsi, afin de limiter au maximum le risque d’avoir des rendements négatifs, la diversification sera clairement ta principale alliée pour tous tes investissements dans lesquels le capital ne sera pas garanti. 

La sécurité : un critère à considérer selon tes besoins à court, moyen et long terme

 

Il est nécessaire d’avoir une partie de son patrimoine avec une garantie en capital.

A court terme, il est en effet nécessaire d’avoir un bas de laine en cas de coup dur. Ce bas de laine peut être plus ou moins conséquent selon le niveau de sérénité que tu souhaites avoir. Pour certains il s’agira de l’équivalent de 3 mois de dépenses, pour d’autres, d’être en mesure d’acheter cash une nouvelle voiture neuve à tout moment 😇.

De même, si tu as des projets à moyen terme (moins de 5 ans) alors tout placer en bourse ne sera pas non plus recommandé du fait de la volatilité ⏩ Tu ne voudrais pas subir un -20% l’année même où ton besoin de liquidité intervient !

A long terme, comme je te l’ai indiqué plus haut, l’inflation grignote progressivement la valeur de ton capital et la notion de sécurité du capital est donc remise en cause.

karma bourse mars 2020 - meme

 A long terme, comme je te l’ai indiqué plus haut, l’inflation grignote progressivement la valeur de ton capital et la notion de sécurité du capital est donc remise en cause.

2) La liquidité

 

Il faut voir la liquidité comme ta capacité à récupérer rapidement  l’argent investi (capital et/ou gains) sur ton compte courant. 

La liquidité concerne généralement plus le véhicule d’investissement que le type d’investissement en lui-même. Voici quelques exemples:

L’immobilier

 

L’immobilier est un placement considéré comme peu liquide. Je voudrais nuancer un peu cette croyance populaire. Je commence avec l’immobilier classique : 

Les revenus réguliersdans le cas d’un investissement locatif ce sont les loyers perçus mensuellement.

  • Si tu te débrouilles bien tu peux être en mesure d’obtenir des loyers qui dépassent ce que tu dois rembourser ce que la banque t’a prêté + les dépenses induites de ta propriété louée (assurances, taxes et impôts, entretien…).
  • A noter que ces gains sont liquides car versés par le locataire. Les impayés représentent un risque, pas vraiment un problème de liquidité.

 Capital : j’entends par là le fait de revendre le bien immobilier, avec à la clé, une possible plus value. Il faut alors s’armer de patience avant de recevoir la somme de la vente sur ton compte en banque.

Dans les meilleurs des scénarios (proposition d’achat rapide, dossier de l’acheteur rapidement validé par un établissement bancaire, signature chez un notaire et remise définitive des clés) cela peut prendre 2 à 3 mois. En moyenne tu peux facilement doubler ce temps.

 Mais là on parle donc d’immobilier “classique”. Dans le cas de la Pierre Papier la liquidité sera bien différente.

 Imaginons que tu possèdes quelques parts dans une SCPI à capital variable :

Pour les revenus réguliers ici on ne parle pas de loyers mais c’est tout comme car tu reçois 4 fois par an une participation des loyers perçus par la SCPI. 

Concernant la revente des part (le capital) : 

  • En quelques semaines tu peux revendre tes parts si tu les possèdes en direct.
  • Si tu les possèdes au sein d’une assurance vie alors c’est à l’assureur de gérer la revente de tes parts. Toi tu n’as rien à gérer (si ce n’est lancer la demande) et l’argent te sera versé en quelques jours !

 Ainsi, on le voit bien, la liquidité dépend fortement du véhicule d’investissement que tu as privilégié.

 

Argent bloqué : attention aux mythes

 

Il y a souvent des confusions concernant des véhicules d’investissements qui bloqueraient l’argent pendant une certaine période. La réalité est plus nuancée.

 Il existe en effet des contrats avec lesquels ton argent investi sera bloqué pendant une certaine période. Dans le cas d’un PER ou d’un PEE par exemple, l’argent investi sera disponible pour un retrait lors de la retraite pour le premier et au bout de 4 ans après le versement pour le second.

 

Mais Il existe des cas de déblocage anticipé !

 

En effet, les 2 contrats autorisent le retrait avant la date prévue sous certaines conditions prévues dans le contrat. Le site Service-public.fr liste tous les cas de figures contractuels.

J’en profite d’ailleurs pour t’encourager à vérifier les informations sur ce site dès qu’il s’agit de mieux comprendre le fonctionnement “légal” des véhicules d’investissements que te proposent ta banque ou ton entreprise. Ainsi, on retrouve les cas de : 

  • Mariage et PACS
  • Naissance ou adoption … mais uniquement à partir du 3ème #PolitiqueNataliste
  • Divorce
  • Invalidité, décès…

Depuis ma dernière lecture des conditions, j’ai pu constater une nouvelle condition : en cas de violence conjugale.

Ce cas de figure a été ajouté par décret le 4 juin 2020. Je trouve cet ajout très intéressant à plusieurs titres : 

Cela souligne à quel point le cadre réglementaire de l’univers financier et économique en France est en constante évolution.

Pour le coup c’est clairement une modification qui va dans le bon sens car l’ajout de cette condition de déblocage anticipée vise à mieux protéger financièrement les personnes souffrant de violences conjugales.

Ainsi, je me répète sûrement mais cela montre enfin qu’un bon rentes maniaque se doit de rester attentif aux évolutions législatives françaises. En effet, celles-ci peuvent parfois impacter très négativement l’attrait du véhicule d’investissement :

  • oui PEL à 1% et avec fiscalité des gains dès la 1ère année, c’est toi que je regarde #DeHeroAZero
  • Mais ne fais pas trop le malin “LMP” car ton statut de Loueur Meublé Professionnel a perdu tout intérêt pour les investisseurs immobiliers en 2021. 

Rendement annuel (sans prime d'Etat) du PEL ou Plan Epargne Logement depuis 1985
Quand le blocage n’en est pas vraiment un

 

En général j’entends parler de blocage à tort à propos des mêmes contrats : le PEL, le PEA et enfin l’assurance vie

⏩ PEL : Le fait de retirer de l’argent entraîne automatiquement la fermeture du plan. Ce serait donc faux de considérer l’argent comme bloqué. Cependant, je ne doute pas qu’un “conseiller” bancaire ait préféré expliquer cela pour simplifier son discours. De là, le mythe s’est développé.

⏩ PEA : Avant la loi Pacte le fonctionnement était similaire au PEL ==> Retrait (même partiel) signifiait clôture. Désormais, les retraits après 5 ans de possession (la date de démarrage étant le premier ordre d’achat effectué) n’entraîne plus de clôture. Le temps joue donc en ta faveur.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est souvent conseillé d’ouvrir un PEA le plus tôt possible et même si ce n’est pour réaliser qu’un seul ordre d’achat en 5 ans.

On appelle cela “prendre date”.

Tu seras alors bien content 5 ans après d’avoir une totale liberté sur ton Plan d’Epargne en Action ! 

⏩ Assurance vie : Ici, c’est un peu différent. Un retrait est possible à tout moment et cela n’entraîne pas la clôture de ton contrat.

Maaais …. on conseille souvent de prendre date aussi sur une assurance vie pour une question d’avantage fiscal (qu’on retrouve d’ailleurs aussi sur le PEA). En effet, au bout de 8 ans les gains effectués et retirés passeront par la case prélèvements sociaux avant d’arriver dans ton compte en banque (17,20% en 2020).

Avant cette date, le législateur a cru bon d’ajouter une louchette d’impôts en plus des prélèvements sociaux (oui ceux-là quoiqu’il arrive ils seront toujours là à t’attendre à la sortie).

 Ainsi, dans les faits on peut vraiment parler de confusions, de mythes, voire même carrément de fake news concernant le soi-disant blocage de l’argent que tu places dans tel ou tel véhicule d’investissement.

Fake News Trump finances personnelles blocage de l'argent PEL, PEA Assurance vie

Et puis de toute façon…

Ne bloque jamais de l’argent dont tu pourrais avoir besoin à court terme

 

Le critère de la liquidité fait donc bien partie, à mon sens, des points essentiels à vérifier pour comparer des investissements entre eux

Aussi, dois-tu absolument savoir si ton argent sera bloqué et si c’est le cas, pendant combien de temps. 

Mais attention ! Dans une stratégie de finances personnelles pertinente, tu ne devrais jamais avoir à te soucier du blocage de ton argent. En effet, si tu as regardé le critère précédent j’ai bien indiqué qu’à court terme le besoin d’avoir perpétuellement de l’argent de côté en cas de coup dur est essentiel.

L’argent investi dans des contrats qui préconisent des horizons de placement long ne devrait donc pas être ta variable d’ajustement en cas de fin de mois difficile. Si tu dois retirer de l’argent de ces contrats alors que tu n’as pas encore atteint l’avantage fiscal tu seras assuré de : 

  1. Perdre du temps à cause de la clôture du contrat (ce qui n’est pas dans l’esprit de la recherche de solutions de revenus passifs tu l’imagines bien). 
  2. Si tu veux rouvrir un contrat il sera potentiellement moins intéressant que celui que tu as clôturé.
  3. Minimiser les gains potentiels en devant payer des impôts sur les gains que tu aurais pu éviter
  4. Ou pire, en étant en moins-value car au moment du retrait le marché était en baisse ⏩ et ce n’est même pas un conte de fée, les besoins de liquidité soudains lors de la crise du COVID a été une expérience amère pour de nombreux investisseurs imprudents avec leurs finances personnelles et leurs placements… 

Cet argent, sécurisé, se doit aussi d’être liquide avec si possible une réception des fonds en moins de 48h.

✅ Ce rôle-là est parfaitement adapté aux livrets bancaires (hors PEL on l’a vu) et notamment au Livret A et LDDS.

3) Le retour sur investissement (ROI)

 

Quand on parle de retour sur investissement, la première chose à regarder à mon sens c’est la garantie de la performance. Je vois 3 groupes possibles : 

  1. Les performances fixes connues à l’avance : Par exemple, au sein d’un PEL tu sais à l’avance quelle sera la performance annuelle lors de la signature du contrat. Elle est fixée contractuellement donc et ne peut pas subir de baisse (sauf changement de fiscalité sur les gains) même si cela n’arrange pas l’établissement bancaire qui t’a fait signer le contrat à la base.
  2. Les performances définies d’une année à l’autre : Les livrets d’épargne comme le Livret A ou le LDDS fonctionnent de manière similaire à la seule différence que le taux annuel est décidé politiquement et peut donc évoluer. Dans les faits, le taux peut donc chuter comme le témoigne le graphique  ci-dessous mais le taux reste défini à l’avance. Cela te permet de prévoir des gains sur l’année à défaut d’avoir une vision ultra claire sur 5 à 10 ans comme avec le PEL.
  3. Les performances évolutives : Dans ce groupe on retrouve la majorité des investissements possibles. Ici, il est impossible de prévoir avec certitude quels gains tu auras. Cela oblige donc à bien comprendre dans quoi tu t’engages avec tes sous (d’où l’importance de bien lire les points précédents 😉).
Taux annuel du Livret A depuis 1980 - Rentes Mania

 Évidemment, au sein de ce grand groupe des performances non connues à l’avance tous les investissements ne se valent pas.

  • Ainsi, un investissement offrant une garantie du capital (exemple du fond euro au sein d’une assurance vie) offrira forcément des performances positives, aussi minimes soient-elles.
  • Surtout, je ne referai pas le laïus sur l’inflation qui peut transformer ton rendement positif en stagnation voire en perte nette de pouvoir d’achat. En effet, comme une image vaut 1000 mots je te laisse simplement constater à quel point l’inflation grignotte depuis 40 ans le rendement annuel de ton Livret A :
Comparaison entre le taux d'inflation et le taux du Livret A depuis 1980

Les principes de base à connaître sur le ROI d’un investissement :

 

Qu’importe le type d’investissement que tu envisages faire, des règles immuables existent et doivent t’aider à guider tes choix : 

  1. Les performances passées ne présagent pas des performances futures !
  2. Tant que tu n’as pas vendu tu n’as encore rien perdu (ou gagné)
  3. Ne confonds pas retour sur investissement (relatif) et cashflow (absolu). 
  4. Enfin, le rendement dépend fortement du risque qu’on est prêt à prendre avec son argent. C’est le cas avec la bourse, les crypto mais aussi l’immo : le prix au m2 est moins cher dans des zones à risques et dont l’augmentation de l’attractivité économique n’est pas assurée mais il s’agit d’un choix à faire entre rendement et investissement patrimonial.

4) La fiscalité

 

En France, la fiscalité c’est un petit peu notre terroir. On la cultive fidèlement depuis des siècles et on n’hésite pas à la partager au reste du monde. 

⏩ Prends la TVA par exemple. Peut-être ne le savais-tu pas, mais il s’agit d’une invention française ! Instaurée en 1954, elle est depuis, la première source de revenus de l’Etat et elle s’est imposée d’une manière ou d’une autre dans la quasi-totalité des pays du globe.

Taxe sur une taxe France prix du carburant Winnie L'ourson meme - Rentes Mania

  Bref, la fiscalité en France on connait. Aussi, il s’agit d’un axe d’analyse indispensable avant toute prise de décision sur un investissement.

Et ce que je dis est d’autant plus important que la fiscalité, si elle n’est pas optimisée, peut grignoter jusqu’à la moitié de tes gains !

MAIIIIIS ….

La fiscalité ne devrait pas être un frein à tes investissements ! C’est un élément à prendre en compte et non pas l’Elément principal ! 

Exemple : tu veux telle action car tu es persuadé qu’elle te sera bénéfique.

  • Or, elle est disponible au sein d’un Compte Titres ordinaires (CTO) mais pas dans le Plan d’Epargne en Actions (PEA) alors même que ce dernier contrat est plus avantageux fiscalement (sous conditions).
  • Au mieux tu éviterais 12,8% de fiscalité au bout de 5 ans mais en ne faisant rien tu as loupé une opportunité qui aurait apporté un rendement de 40% sur le même laps de temps… 

En cela, la fiscalité t’a aveuglé sur le potentiel intrinsèque du produit !

 In fine ce qui compte c’est le gain total et pas la part du gâteau que tu peux essayer de ne pas refiler au fisc.

En effet, si le gâteau est énorme, donner une grosse part sera toujours plus intéressant que donner une petite part d’un biscuit ! Et c’est bien pour cela que je dis que la fiscalité ne devrait pas toujours être le point bloquant indépassable. 

C’est aussi pour ça que je mets la fiscalité à la fin des critères importants à considérer. Ton investissement découle de ta stratégie en prenant en compte les critères dans leur ensemble. Penser qu’il faut établir une stratégie en fonction des filtres que t’indiquent la fiscalité t’amènerait à faire des choix non optimisés car non pensés sur l’intérêt intrinsèque de l’actif. 

Typiquement faire le choix du pinel parce que le seul argument c’est l’avantage fiscal c’est risquer de ne pas considérer à leur juste valeur tous les autres critères :

  • Emplacement du bien 
  • Demande locative dans la zone
  • Qualité de la prestation
  • Sérieux du promoteur
  • Prix du m2 pour une prestation équivalente via d’autres stratégies immobilières
  • Capacité de revente du bien avec plus-value (potentiel économique et démographique de la ville à 9/12 ans notamment).

Tu risques alors de regretter ton choix quand il sera déjà trop tard !

Enfin la fiscalité évolue, donc tes calculs peuvent s’avérer faux à cause d’un changement législatif, lequel est généralement peu en faveur de l’épargnant/investisseur comme on l’a vu plus haut avec le PEL et le statut LMP. Raison de plus pour ne pas considérer la fiscalité comme l’alpha et l’oméga de tes critères.

Quand la fiscalité peut faire basculer ton ROI : exemple de l’investissement locatif

 

Mettons que tu décides de faire de la location immobilière un peu traditionnelle.

Tu as acheté à crédit un T2 à Nantes que tu loues en nue à des étudiants pour 600€. Je fais volontairement simple et sans trop de calcul. Avec ce loyer mensuel tu dégages un rendement annuel brut avant impôts de 5%. Pas mal ! 

Maintenant j’ajoute la fiscalité dans l’équation. Tu gagnes très bien ta vie et ta tranche marginale d’imposition est de 41%. Tes revenus locatifs sont considérés comme des “revenus fonciers” par le fisc. Pour ne pas t’embêter avec la paperasse, tu choisis le régime micro-foncier plutôt que le réel pour déclarer tes revenus fonciers chaque année. 

Avec ce régime, tu profites d’un abattement de 30% sur tes revenus fonciers à déclarer. Tu déclares donc, non pas 600*12, mais 600*12-(600*12*30%) soit 5040€ de revenus au lieu de 7200€ que tu as effectivement reçu par ton locataire.

 Viens l’heure du calcul de ce que tu dois payer à l’administration fiscale pour tes revenus fonciers : 5040*41% + (et oui “+” car ce n’est pas tout !), 5040*17,2% (les prélèvements sociaux). Cela donne donc 2933€ d’impôts à payer sur tes revenus issus de ton investissement locatif. On parle là d’environ 40% de tes 7200€ qui s’en vont alors même que tu dois quand même : 

  • Rembourser ton crédit immobilier chaque mois
  • Payer les charges de copropriété
  • Payer les taxe locales dont la foncière
  • Payer les frais d’entretien du bien
  • Payer potentiellement une agence immobilière pour gérer ton bien 

Je ne continuerai pas ici le calcul dans cet article mais je te laisse imaginer à quel point ton rendement annuel n’est plus que l’ombre de ce qu’il était au début !

Ne pas confondre imposition et prélèvements sociaux

 

Il s’agit d’être attentif aux mots employés afin d’éviter tout malentendu sur tes futurs choix d’investissement. La fiscalité est multi-facettes. Il est en effet important de ne pas la considérer comme un monolithe mais plutôt comme une addition de plusieurs éléments. 

Ainsi, on parle souvent de l’avantage fiscal de l’assurance vie ou du PEA par exemple comme s’il s’agissait d’un avantage pour l’ensemble des éléments de la fiscalité.

⏩ Dans les faits, désolé de te décevoir mais c’est uniquement la partie imposition sur les revenus qui est impactée. La partie prélèvement sociaux (qui comptent eux-mêmes deux éléments distincts : la CSG et la CRDS) est toujours valable !

 D’où vient cette confusion ?

Je pense que dans un souci de simplification les plaquettes commerciales parlent toujours de fiscalité comme d’un bloc. Prends par exemple le PFU de 30% instauré en 2018, dans les faits il regroupe donc 3 éléments. Comme toujours, cela oblige à bien lire les contrats et notamment les petites lignes 😉

Lecture d'un contrat et besoin de café - Rentes Mania

Le PFU, ou la simplification fiscale pour tes investissements financiers

 

Le PFU (ou Prélèvement Forfaitaire Unique) a largement simplifié, harmonisé et amélioré l’attractivité de nombreux véhicules de placements en France. 

  • A partir du moment où ta TMI (Tranche Marginale d’Imposition) atteint 30% le PFU s’avère être à ton avantage.
  • En dessous (11% par exemple), il sera toujours possible de demander à considérer ton véritable taux d’imposition + les 17,20% de prélèvements afin de gagner 1,80% de prélèvements fiscaux sur tes gains.
  • Dans tous les cas, il est toujours recommandé de réaliser des estimations sur le site des impôts ou bien de leur poser la question directement pour avoir une réponse écrite qui fera foi.

 Avant cette règle il fallait considérer un nombre d’années de détention de ton investissement afin de profiter d’une dégressivité progressive du taux de prélèvement. Un petit casse-tête administratif qui n’est plus la norme depuis 2018 donc.

Ainsi, par exemple, la fiscalité d’un CTO est devenue assez simple ⏩ tu considères tes gains de l’année : 

  • Plus-values suite à la vente d’une partie ou de la totalité de ta ligne d’investissement 
  • Dividendes distribués

 Et tu redistribues 30% de ces gains au fisc 1 fois par an.

C’est simple, c’est clair et c’est suffisamment  rare dans l’administration fiscale pour que ce soit mentionné !

Après, la question de savoir si 30% de prélèvements fiscaux c’est beaucoup ou pas c’est un autre débat. Disons que la France s’aligne sur la moyenne européenne mais que, comme toute moyenne, tu trouveras des écarts importants selon les pays. 

La fiscalité en France est-elle aussi certaine que la mort ?

 

  1. Cas particulier de l’AV (hors fond euros) et du PEA  : tant que tu fais le mort tu ne feras pas mordre par le fisc. En effet, la fiscalité des plus-value ne s’applique qu’en sortie de l’enveloppe fiscale vers le compte courant.
  2. Il existe des moyens d’optimiser la fiscalité même si cela ne doit pas remettre en cause l’analyse des fondamentaux. En outre, ce site ne fera pas la promotion de l’évasion fiscale ! 
  3. Livret A, LDDS , LEP et livret jeune : les livrets intouchables. Les seuls a être éxonérées aussi bien de la partie imposition que des prélèvements sociaux. Par contre, cela se fait au détriment du rendement, ce qui réduit mécaniquement l’intérêt de ces véhicules de placement pour autre chose que de l’épargne de sécurité
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Mentions honorables

 

Il existe une multitude de critères à analyser pour bien comprendre si un investissement est fait pour toi. J’ai essayé de dresser une liste des 4 principaux critères à prendre en compte.

Même s’ils sont secondaires (selon moi), d’autres critères existent. Cependant, dans certains cas, les critères présentés ci-dessous peuvent être, pour toi, importants, voire même essentiels :

Le ticket d’entrée

 

Il faut éviter de considérer qu’un investissement n’est pas fait pour toi parce que tu penses que son ticket d’entrée est trop élevé. La réalité est en effet parfois surprenante.

Ainsi, on considère souvent que certains investissements sont réservés aux riches ou bien qu’un gros capital est nécessaire. 

Par exemple, l’actif immobilier tient cette réputation d’investissement accessible uniquement à partir de plusieurs dizaines (voire centaines) de milliers d’euros.

  • Ce sera le cas si tu cherches à acquérir un bien immobilier à Paris ou bien dans une grande métropole
  • Beaucoup moins si on parle d’un parking ou d’un petit studio dans une petite ville. 

Surtout, certains véhicules d’investissement avec l’immobilier comme sous-jacent permettent d’avoir ce type d’actif dans ton patrimoine pour quelques centaines d’euros seulement :

  • SCPI,
  • Crowdfunding immobilier,
  • Foncières cotées au sein d’un Compte titres ordinaires

pour ne citer que les cas les plus connus. 

 Dès lors, ce critère est bien, à mon sens, secondaire tant il existe de moyens différents, aujourd’hui, de diversifier son patrimoine de manière simple, rapide et sans nécessité de placer un gros capital.

Le plafond de versement

 

Selon les véhicules d’investissement il peut exister des plafonds à ne pas dépasser concernant l’argent que tu peux placer.

A titre d’exemple le plafond d’un livret Jeune est de 1600€ tandis qu’il est de 150 000€ pour un PEA. 

Attention là aussi aux mythes non fondés sur les plafonds : 

  • Par exemple, on entend souvent dire qu’il existe un plafond au sein des assurances vies. En fait, il s’agit de plafonds concernant l’avantage fiscal dans le cas d’une transmission suite au décès de l’assuré. 
  • Autre fausse croyance sur le plafond : on parle bien de plafond de versement et pas de sommes maximales au sein de l’enveloppe. Pour reprendre l’exemple du livret jeune, si tu as placé dessus tes 1600€ à 20 ans alors le compte pourra sans problème dépasser les 1600€ grâce à la rémunération annuelle. 

Là encore il ne s’agit pas d’un critère qui devrait créer chez toi un véritable blocage quant au fait d’investir ou non ton argent dans tel ou tel véhicule d’investissement.

La complexité du produit

 

La complexité du produit peut cependant s’avérer être un frein à tes ambitions d’investissements.

En effet, certains types d’investissements requièrent un niveau assez important de connaissance pour être utilisé efficacement. C’est le cas pour tous les produits tu me diras (d’où mes articles 😁). Cependant, là on parle de strates de difficulté au sein même des supports d’investissements. 

Je peux prendre l’exemple des warrants ou des turbos pour les investissements en bourse.

Il s’agit là de produits complexes et donc peu adaptés aux débutants. Certes ils peuvent rapporter gros mais cela au prix d’une fine connaissance de leurs subtilités… ainsi que d’une prise de risque plus importante que le simple fait d’acheter un ETF par exemple.

Attention donc à ne pas aller plus vite que la musique si tu es débutant dans les investissements.

L’investissement est-il socialement responsable?

 

Critère ESG, ISR, Greenfin… C’est un point de plus en plus important pour de nombreux investisseurs qui veulent donner un sens à leur argent. 

Si je le place dans les critères secondaires je ne doute pas qu’il soit pour certains, toi par exemple, un critère de premier ordre. 

Ce sujet est assez complexe et mérite un article dédié. Je reviendrai donc sur ce paragraphe très prochainement !

Et la transmission alors ?

 

Les CGP (Conseillers en Gestion de Patrimoine) tendent à rajouter la facilité de transmission du capital (en cas de décès par exemple) dans les critères à considérer sérieusement. 

C’est un point effectivement important et il devient de plus en plus presant à mesure que : 

  • ta famille s’aggrandit
  • tu vieillis
  • que tu atteints un certain seuil de patrimoine 

De quel seuil je parle ? J’ai 2 réponses à donner à cette question : 

  1. Tu es le mieux placé pour savoir à partir de quelle somme tu considères qu’il faut t’intéresser aux questions de transmission de ton patrimoine en cas d’évènement malheureux.
  2. De toute façon, à partir d’une certaine somme placée et/ou dormante sur tes comptes en banque, je ne doute pas un seul instant qu’un de leurs conseillers en gestion de patrimoine saura t’inviter à considérer la question à grand renfort de propositions plus ou moins intéressantes (et intéressées de sa part 🤑).
CGP banque à l'approche d'un prospect de plus de 60 ans - meme - Rentes Mania

Pour aller plus loin :

1) Petit rappel

Il convient de t’assurer que le placement envisagé est pleinement adapté à :

  • ta situation patrimoniale,
  • tes objectifs,
  • ton horizon de placement,
  • tes connaissances financières

Bref, un placement pertinemment adapté à ton profil d’investisseur. Pour apprendre à définir ton profil d’investisseur afin de placer ton argent au mieux, direction cet article dédié 😉

2) Place à la stratégie d’allocation de tes actifs

Maintenant que tu as bien aiguisé tes couteaux de réflexion ne perdons pas plus de temps à tailler le bout de gras autour des critères.

Dans le prochain article on va s’intéresser à la répartition idéale de tes placements pour te cuisiner de bonnes petites des rentes (revenus passifs) 🤑 !

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